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À l’issue des débats, le ministère public a requis une peine de deux ans de prison ferme assortie d’une amende de 10 millions de francs Cfa à l’encontre du prévenu. Il est poursuivi pour harcèlement par le biais d’un système électronique et incitation à la rébellion. Lors des audiences précédentes, Julien Kandé Kansou avait plaidé non coupable.
Le procès de Julien Kandé Kansou, membre de la cellule de communication du parti Les Démocrates, s’est poursuivi mardi 17 mars 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet).
Dès l’entame de l’audience, le parquet a demandé à la Cour de retenir le prévenu dans les liens de la prévention pour l’ensemble des faits qui lui sont reprochés. Selon l’accusation, il aurait tenu des propos critiques à l’endroit d’un membre du gouvernement, notamment au sujet d’un projet d’instauration de taxes sur la connexion Internet.
Face à ces réquisitions, la défense, assurée par Me Barnabé Gbago et Me Augustin Aballo, a plaidé la relaxe pure et simple. Les avocats ont soutenu que leur client s’inscrivait dans l’exercice normal du débat démocratique. Ils se sont appuyés sur les dispositions encadrant le statut de l’opposition au Bénin, lesquelles autorisent la critique des actions gouvernementales.
Prenant la parole à la barre, le mis en cause a rappelé qu’il a déjà passé neuf mois en détention provisoire, évoquant également le manque de sa famille durant cette période.
Le verdict de la Cour est attendu pour le 28 avril 2026.
Il faut réécrire le texte
CRIET : le parquet requiert 2 ans de prison ferme et 10 millions FCFA contre Julien Kandé Kansou
Le dossier de Julien Kandé Kansou, acteur de la cellule de communication du parti Les Démocrates, a connu une nouvelle étape ce mardi 17 mars 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET).
Au cours de l’audience, le ministère public a formulé des réquisitions de deux ans d’emprisonnement ferme, accompagnées d’une amende de 10 millions de francs CFA. Le prévenu est poursuivi pour harcèlement via un système électronique et incitation à la rébellion. Depuis l’ouverture du procès, il maintient sa position de non-culpabilité.
Selon l’accusation, les faits reprochés trouvent leur origine dans des prises de position critiques visant un membre du gouvernement, notamment en lien avec une proposition de taxation de l’accès à Internet. Le parquet a ainsi invité la Cour à le déclarer coupable des faits mis à sa charge.
En réplique, ses conseils, Me Barnabé Gbago et Me Augustin Aballo, ont sollicité la relaxe pure et simple. Ils ont défendu l’idée que leur client s’est exprimé dans le cadre légal du débat démocratique, rappelant que la législation béninoise reconnaît à l’opposition le droit de critique des politiques publiques.
S’exprimant à son tour, Julien Kandé Kansou a évoqué les neuf mois déjà passés en détention, insistant sur les conséquences personnelles et familiales de cette situation.
La décision de la Cour est attendue le 28 avril 2026.