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Pour garantir la qualité des appareils électroménagers sur le marché national, l’Agence nationale de normalisation, de métrologie et du contrôle qualité (Anm) a lancé, mardi 10 mars 2026 à Cotonou, une vaste campagne de sensibilisation. Objectif : vulgariser les nouvelles exigences de performance énergétique avant la phase de répression.
La salle de conférence de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Cci-Bénin) a servi de cadre, mardi 10 mars 2026, à une rencontre cruciale entre l’Anm et les acteurs du secteur de l’électroménager. Au cœur des échanges : l’application rigoureuse du décret 2025-728 du 03 décembre 2025, qui fixe désormais les normes minimales de performance énergétique et impose un système d’étiquetage précis pour les lampes et appareils neufs importés ou fabriqués au Bénin.
Un mécanisme de contrôle rigoureux
Sous l’impulsion de son Directeur Général, le Dr Mouhamed Nazif Moutawakilou, l’Anm entend assainir le marché. Cette séance visait à expliquer les mécanismes de contrôle de conformité auxquels seront soumis tous les produits, de la fabrication à la distribution. « Ces séries de sensibilisation visent entre autres à clarifier les exigences réglementaires applicables et à présenter les procédures de contrôle », a précisé le Directeur général lors de l’ouverture officielle.
Pour éclairer les opérateurs économiques, une communication détaillée a été présentée par Philéas Patinvoh. Ce dernier a mis l’accent sur la responsabilité partagée des importateurs et commerçants dans la protection du consommateur et la préservation de l’efficacité énergétique nationale.
Un front commun pour la qualité
L’Anm ne mène pas ce combat seule. En collaboration avec l’agence Contrelec et la Sbee, elle se positionne comme le bras armé de l’inspection et de la surveillance du marché. L’enjeu est de taille : s’assurer que chaque appareil vendu au Bénin réponde à des critères de consommation d’énergie optimisés, évitant ainsi au consommateur l’achat de produits énergivores et de piètre qualité.
Six mois pour se conformer
Que les opérateurs se rassurent, une période de transition est prévue. Le Dr Moutawakilou a annoncé qu’un délai de grâce de six mois est accordé pour permettre à tous les acteurs de se mettre en règle. Durant cette période, la sensibilisation se poursuivra dans les autres départements du pays.
Toutefois, le message est clair : une fois ce moratoire expiré, l’heure sera à la fermeté. Des contrôles inopinés seront déployés sur toute l’étendue du territoire pour sanctionner tout manquement au décret. Les prochains jours verront l’équipe de l’Anm parcourir le reste du pays pour porter ce message de conformité et de qualité.