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Paludisme : Tout ce qu’il faut savoir sur le vaccin et la campagne au Bénin 

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Le Bénin a reçu ses premières doses (215.900 doses) du vaccin antipaludique mi-janvier 2024, à l’aéroport international de Cotonou. En prélude à son déploiement et son administration, courant mars-avril aux enfants de 0 à 2 ans, le Directeur de la vaccination et de la logistique au Ministère de la Santé, Dr Landry Kaucley s’est adressé aux populations, qu’il a tenu à rassurer, dans l’émission ‘’90 minutes pour convaincre’’ de la Radio nationale.

 

Alors qu’elle se fait déjà dans des pays africains, la vaccination à grande échelle des tout-petits contre le paludisme est imminente au Bénin. Occasion donc pour le Directeur de la vaccination et de la logistique au Ministère de la Santé de parler des tenants et aboutissants du vaccin antipaludique RTS’S acquis grâce à l’appui des partenaires dont l’alliance du vaccin dénommée Gavi et l’Unicef. Sur la radio du service public, Dr Landry Kaucley, s’appuyant sur la recommandation de l’Organisation mondiale de santé (Oms) qui indique à tous les pays : « nous sommes ici devant un arsenal de prévention qui marche », certifie que « le vaccin contre le paludisme est un vaccin sûr » qui a également fait l’objet de contrôle adéquat au niveau des services étatiques habilités. « Le vaccin protège contre les formes cliniques et surtout contre les formes graves et les hospitalisations. C’est cela qui nous a surtout amené à aller vers le vaccin, parce que nous ne voulons pas que les enfants fassent des crises convulsives et meurent », a déclaré l’invité de l’émission ‘’90 minutes pour convaincre’’. En effet, selon les statistiques alarmantes qu’il a avancées, le paludisme est le premier motif d’hospitalisation dans les structures sanitaires et la première cause de décès des enfants de moins de 5 ans au Bénin. « Nous avons environ 5 millions de personnes par an sur les 12 voire 13 millions, que nous sommes, qui sont diagnostiqués avec le paludisme chaque année et nous avons près de 10.000 décès environ d’enfants de moins de 5 ans. (…) C’est énorme. A côté de cela, il faut ajouter le fardeau économique parce que les parents doivent débourser des ressources pour soigner les enfants, payer les frais d’hospitalisation et autres. Je rappelle que pour l’Afrique, c’est un demi-million de décès par an… », a confié Dr Landry Kaucley. Insistant sur la qualité du vaccin pour lever tout doute, il a fait savoir que c’est le fruit de recherches qui ont démarré depuis 35 ans avec le même process que les autres vaccins qui existaient. Pour la phase d’expérimentation au Malawi, au Ghana et au Kenya, les résultats sont satisfaisants, fait noter l’invité qui souligne par ailleurs que pour la campagne de vaccination proprement dite, il y a des pays frontaliers au Bénin qui sont même déjà en avance. Le vaccin contre le paludisme contient de l’antigène, la substance qui va susciter la réaction immunitaire et pousser l’organisme à avoir un mécanisme de défense puis l’antigène à travers l’adjuvant, qui va rendre le vaccin beaucoup plus puissant, détaille le Directeur de la vaccination et de la logistique au ministère béninois de la santé.

Le calendrier vaccinal

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Le calendrier vaccinal cible les enfants de 0 à 2 ans. Et, chaque enfant cible aura à recevoir 4 doses ; soit une série de trois doses avant l’âge de 01 an. Autrement dit, 3 doses seront administrées à 6 mois, 7 mois et 9 mois, puis une 4ème dose qui est une dose sous forme de dose de rappel pour booster et renforcer la durée de l’immunité, explique Dr Landry Kaucley. L’objectif du gouvernement c’est de vacciner le maximum d’enfants. Du moins, plus de 200.000 dans la perspective de nouveaux arrivages en fonction du calendrier établi. Cependant, ce vaccin ne sera administré ni oralement, ni avec une équipe sur le terrain dans du ‘’porte-à-porte’’ comme c’est le cas pour la polio. Le vaccin injectable contre le paludisme est intégré au programme élargie de vaccination et ne sera administré aux enfants que dans les centres de santé par des agents formés pour. « (…). Nous avons un programme de vaccination assez solide qui a de l’expérience (44 ans) et qui gère déjà 13 vaccins », indique le Directeur de la vaccination et de la logistique au Ministère de la Santé, qui projette l’administration du vaccin courant mars-avril 2024. « Nous allons le faire par phase en priorisant les zones où il y a plus de cas de paludisme et plus de décès infantiles », informe l’invité de la Radio nationale. Dans un message d’assurance, il demande aux populations notamment aux parents, les mamans en premier lieu, de faire confiance aux autorités sanitaires et au gouvernement en allant faire vacciner les enfants étant donné que c’est une question de devoir pour les parents et de droit pour l’enfant. Enfin, Dr Landry Kaucley de mentionner que le vaccin contre le palu, en dépit de toutes ses vertus, ne vient pas se substituer aux anciennes méthodes de prévention telles que dormir sous la moustiquaire mais il vient en renfort à ces anciennes méthodes.

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